Protection familiale — Ateis Patrimoine CGP Paris

Protéger ses proches :
assurance vie, prévoyance,
PER — la bonne architecture.

Sans dispositif, le décès d’un cadre à TMI 41 % laisse son conjoint avec le seul capital décès de l’employeur — souvent 1 an de salaire — et une succession fiscalité pleine. Assurance vie, prévoyance et PER structurés ensemble permettent de transmettre 500 000 € hors succession, exonérés, tout en déduisant les cotisations du revenu imposable.

Chiffres clés — protection familiale 2026
152 500 €
Abattement par bénéficiaireAssurance vie avant 70 ans — hors succession — par contrat
41 %
Réduction d’impôt PERVersements déductibles du revenu imposable pour un TMI 41 %
0 €
Droits de succession AVEntre conjoints/PACS sur le capital assurance vie (exonéré 757B)
TNS
Profil le plus exposéPas de prévoyance collective — RSI insuffisant — Madelin déductible
Ce que coûte l’absence de protection — simulation chiffrée

Sans architecture de protection : ce que votre famille perd réellement.

Cadre supérieur, 45 ans, TMI 41 %, revenus 180 000 €/an, conjoint sans revenu propre, 2 enfants, crédit immobilier 280 000 € résiduel. Décès accidentel demain.

Sans protection structurée
Situation hélas courante — profil cadre salarié
Capital décès employeur (1× salaire)90 000 €
Assurance emprunteur (crédit)280 000 €
Succession brute (patrimoine)400 000 €
Droits de succession enfants (barème)− 40 000 €
Revenu conjoint après décès0 €/mois
Capital disponible famille730 000 €
Déficit de revenus sur 20 ans− 2 160 000 €
Sans revenu de remplacement : le conjoint doit reprendre un emploi immédiatement. Le capital s’épuise en 4–5 ans.
Avec architecture optimisée
Assurance vie + prévoyance + PER structurés
Assurance vie (2 contrats × 500k €)1 000 000 €
Capital décès prévoyance Madelin500 000 €
Rente conjoint (prévoyance)4 500 €/mois
Droits de succession AV (hors succ.)0 €
Abattements bénéficiaires AV4 × 152 500 €
Coût cotisations prévoyance/an− 8 000 € (déductibles)
Capital + rente disponible famille1 500 000 € + rente
Le conjoint n’a pas à reprendre un emploi. Les enfants ont leur avenir financier sécurisé. Les cotisations étaient déductibles à 41 %.
Écart réel : un cadre qui ne structure pas sa protection laisse sa famille avec 730 000 € de capital non récurrent vs 1 500 000 € + 4 500 €/mois de rente dans le scénario optimisé. La différence se joue sur 3 enveloppes bien structurées.
Les 3 outils — rôles et articulation

Assurance vie, prévoyance, PER : trois outils, une architecture.

Chaque enveloppe a une fonction spécifique. Les superposer sans stratégie crée des doublons et des lacunes. Les articuler correctement crée une protection exhaustive avec une fiscalité optimisée.

AV Transmission & épargne

Assurance vie

Outil n°1 de transmission en France : le capital transmis est hors succession, les bénéficiaires sont désignés librement, la fiscalité est avantageuse (abattement 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans). La clause bénéficiaire est le nœud stratégique — une mauvaise rédaction peut tout compromettre. Le démembrement de clause bénéficiaire (usufruitier/nu-propriétaire) est la technique avancée pour conjoint + enfants.

Abattement : 152 500 €/bénéficiaire avant 70 ans — exonéré entre conjoints (757B)
PR Protection immédiate

Prévoyance

Protection pure : capital ou rente versés en cas de décès, invalidité ou incapacité. Pas de capitalisation — c’est une assurance, pas un placement. Indispensable pour les TNS, professions libérales et dirigeants dont le régime obligatoire est insuffisant. Contrat Madelin : cotisations déductibles du bénéfice imposable. Le capital décès d’une prévoyance est versé en quelques jours — l’assurance vie prend plusieurs semaines.

Cotisations Madelin : 100 % déductibles du bénéfice imposable TNS
PER Retraite & transmission

Plan Épargne Retraite

Double objectif : préparer la retraite ET transmettre dans un cadre fiscal avantageux. Les versements sont déductibles du revenu imposable (41 % de gain fiscal à TMI 41 %). En cas de décès avant retraite : régime proche de l’assurance vie (abattement 152 500 €/bénéficiaire). En cas de décès après 70 ans : fiscalité différente du PER. À combiner avec l’assurance vie, pas à substituer.

Gain fiscal à TMI 41 % : 4 100 € d’économie pour 10 000 € versés
Tableau comparatif — les 3 outils

Assurance vie vs PER vs Prévoyance : la comparaison objective.

CritèreAssurance viePER individuelPrévoyance
Objectif principalTransmission + épargneRetraite + transmissionProtection décès/invalidité
Déduction à l’entréeNonOui (revenu imposable)Oui (Madelin TNS)
Fiscalité en cas de décèsHors succession — abattement 152 500 €Abattement 152 500 € avant 70 ansSoumis aux droits (selon lien)
Conjoint/PACSExonéré (art. 757B)Exonéré (art. 757B)Exonéré
LiquiditéRachats libres à tout momentBloqué jusqu’à la retraite*Pas de valeur de rachat
Vitesse de versementQuelques semainesQuelques semainesQuelques jours
Protection invaliditéNonNonOui (rente ou capital)
Idéal pourTransmission, épargne moyen termeTMI élevé, retraite + transmissionTNS, dirigeants, revenus élevés

* Exceptions PER : accident de la vie, acquisition résidence principale

Stratégie par profil

Votre profil détermine l’architecture optimale.

Il n’existe pas de solution universelle. La bonne architecture dépend de votre statut, de votre situation familiale et de votre TMI. Voici les trois profils les plus courants en cabinet.

Profil 1

Cadre salarié TMI 41 %

Assurance vie : 2 contrats distincts (conjoint + enfants), clause bénéficiaire démembrée sur le contrat principal
Prévoyance : vérifier la couverture collective employeur. Compléter si capital décès < 3 ans de salaire ou si invalidité insuffisante
PER : versements annuels calibrés sur la tranche 41 % — gain fiscal max à l’entrée
Priorité : clause bénéficiaire + couverture invalidité souvent négligée par les contrats collectifs
Profil 2

TNS / Profession libérale

Prévoyance Madelin : priorité absolue — RSI/CIPAV très insuffisants. Capital décès + rente invalidité + indemnités journalières. Cotisations déductibles à 100 %
Assurance vie : alimentation régulière — transmission hors succession au conjoint et aux enfants
PER Madelin : versements déductibles du bénéfice imposable — double avantage fiscal
Priorité : la prévoyance Madelin est le premier contrat à mettre en place, avant toute épargne
Profil 3

Dirigeant SAS/SASU

Prévoyance « Article 83 » ou contrat individuel : peut être financée par la société (charges déductibles IS)
Assurance vie : 2 contrats — un au nom du dirigeant, un au nom du conjoint. Clause bénéficiaire croisée
PER : versements pris en charge par la société possibles si bien structurés. Optimisation IS + IR simultanée
Priorité : faire financer la protection par la société — charges déductibles IS 25 %
Les 3 erreurs à éviter

Ce que les clients corrigent en premier lors du bilan de protection.

01

Une clause bénéficiaire vague ou jamais mise à jour

La formule « mon conjoint, à défaut mes enfants » semble correcte mais présente des risques : si vous êtes divorcé et remarié, l’ex-conjoint peut revendiquer des droits selon les formulations. La naissance d’un enfant, un PACS, un décès : chaque événement familial doit déclencher une relecture de la clause. Un contrat d’assurance vie non mis à jour depuis 10 ans est un contrat potentiellement dangereux.

02

Croire que la prévoyance collective est suffisante

Les contrats collectifs couvrent en général 1 à 2 ans de salaire en capital décès. Pour un ménage avec crédit immobilier et conjoint sans revenus, ce montant est largement insuffisant. La garantie invalidité des contrats collectifs est souvent plafonnée à des niveaux qui ne permettent pas de maintenir le niveau de vie. Un audit de la prévoyance collective doit être fait systématiquement lors du bilan patrimonial.

03

Mettre toute l’épargne dans un seul contrat d’assurance vie

Un seul contrat d’assurance vie avec plusieurs bénéficiaires plafonne les abattements. Deux contrats distincts (un pour le conjoint, un pour les enfants) doublent les abattements : 2 × 152 500 € = 305 000 € pour le conjoint + 2 × 152 500 € pour les enfants. Sur un patrimoine de 600 000 €, la différence fiscale peut atteindre 60 000–80 000 €.

Questions fréquentes

Ce que nos clients nous demandent sur la protection familiale.

Quelle est la différence entre assurance vie et contrat de prévoyance ?
L’assurance vie est un outil d’épargne et de transmission : vous constituez un capital transmissible hors succession avec une fiscalité avantageuse (abattement 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans). La prévoyance est une protection pure : elle verse un capital ou une rente en cas de décès, invalidité ou incapacité, sans capitalisation. Les deux sont complémentaires et ne se substituent pas.
Un TNS a-t-il besoin d’une prévoyance spécifique ?
Oui, de façon urgente. Un salarié bénéficie de la prévoyance collective de son employeur. Un TNS (travailleur non salarié), profession libérale ou dirigeant n’a que le régime obligatoire RSI ou CIPAV, qui couvre très partiellement l’invalidité. Un contrat de prévoyance Madelin sur mesure est indispensable — et les cotisations sont déductibles du bénéfice imposable.
Comment optimiser fiscalement la clause bénéficiaire d’une assurance vie ?
La clause doit être précise (nom, prénom, date de naissance) avec des bénéficiaires de second rang. Le démembrement de clause bénéficiaire (usufruitier/nu-propriétaire) permet au conjoint de percevoir les intérêts tout en transmettant le capital aux enfants. À réviser à chaque changement de situation familiale.
Quel montant de capital décès prévoir pour protéger son conjoint ?
La règle courante : 3 à 5 ans de revenus nets du foyer + capital résiduel des crédits immobiliers. Pour un ménage avec 150 000 € de revenus nets et 200 000 € de crédit résiduel, le besoin minimal est d’environ 650 000 € toutes sources confondues (assurance vie + prévoyance + assurance emprunteur).
PER ou assurance vie pour protéger ses proches à TMI 41 % ?
Les deux sont complémentaires. Le PER offre une déduction fiscale à l’entrée (41 % de réduction sur les versements) mais une fiscalité à la sortie retraite. L’assurance vie offre une transmission hors succession avec abattement 152 500 € par bénéficiaire. À TMI 41 %, le PER est très avantageux pour les versements importants, l’assurance vie reste indispensable pour la transmission.
Références réglementaires — Protection familiale 2026
Code des assurances art. L.132-12 — Clause bénéficiaire hors succession
CGI art. 990-I — Fiscalité assurance vie et abattement 152 500 €/bénéficiaire
CGI art. 757-B — Exonération conjoint/PACS sur assurance vie
CGI art. 154 bis — Déductibilité cotisations Madelin prévoyance TNS
Loi PACTE 2019 — Réforme PER, déductibilité versements et fiscalité transmission
Audit de protection — sans engagement

On audite votre protection familiale en 45 minutes — clause bénéficiaire, couverture invalidité, optimisation fiscale.

Assurance vie, prévoyance et PER analysés ensemble selon votre situation (salarié, TNS, dirigeant) et votre TMI. Vous repartez avec les lacunes identifiées et les arbitrages concrets à faire. Pas de solution universelle — un montage adapté à votre profil.

Ce qu’on audite pour vous

Clause bénéficiaire — relecture et optimisation
Couverture invalidité — gaps vs prévoyance collective
Abattements assurance vie — optimisation multi-contrats
PER — calibrage versements selon votre TMI
Architecture globale — AV + PR + PER combinés
Transmission — intégration dans la stratégie successorale