Ateis Patrimoine — Cabinet CGP Paris

Retraite des non-salariés :
la construire, pas l’espérer.

Pour un TNS, la pension obligatoire représente en moyenne 30 à 40 % du dernier revenu. Sans stratégie d’anticipation, c’est la moitié du niveau de vie qui disparaît au moment du départ. Pas d’employeur pour cotiser à votre place. Pas de filet collectif. Vous êtes seul aux commandes — c’est à la fois une contrainte et une opportunité.

La bonne nouvelle : les leviers dont vous disposez (PER, immobilier, cession d’activité) sont souvent plus puissants que ceux accessibles aux salariés. Encore faut-il les activer au bon moment.

30–40 %pension moyenne
des TNS vs dernier revenu
88 911 €déductibles sur PER
pour un TNS en 2026
10 ansd’anticipation minimale
pour activer tous les leviers
Profils concernés

Travailleurs non-salariés

  • Professions libérales réglementées (médecin, avocat, notaire, architecte…)
  • Professions libérales non réglementées (consultant, coach, ostéopathe…)
  • Artisans et commerçants (Sécurité sociale des indépendants)
  • Dirigeants assimilés salariés (SAS/SASU)
  • Gérants majoritaires de SARL
  • Auto-entrepreneurs avec revenus significatifs
Votre régime de retraite

Comment fonctionne la retraite des TNS.

Le système repose sur deux piliers obligatoires : un régime de base piloté par la CNAVPL (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales), et un régime complémentaire propre à chaque profession.

Le régime de base fonctionne par points. En 2026, la valeur du point est estimée à 0,654 €. Chaque année, vos cotisations se transforment en points selon votre revenu. Pour un revenu équivalant au PASS (environ 47 000 €), vous accumulez environ 557 points. Le taux de cotisation est de 10 % jusqu’au PASS, puis 1,87 % au-delà — ce qui explique pourquoi la pension de base reste modeste par rapport au revenu réel.

L’âge légal de départ est identique aux salariés : 64 ans pour les générations nées après 1968 (réforme 2023). Le taux plein nécessite entre 166 et 172 trimestres selon l’année de naissance. La décote est de 1,25 % par trimestre manquant.

Point clé : la retraite complémentaire représente en moyenne 70 % de la pension globale d’un libéral. Le régime de base ne suffit pas — c’est la caisse complémentaire qui fait la différence. D’où l’intérêt d’optimiser ses cotisations complémentaires quand c’est possible.

Trimestres requis pour le taux plein

  • Né avant 1958 : 160 trimestres (40 ans)
  • Né en 1961 : 165 trimestres
  • Né en 1963 : 166 trimestres
  • Né en 1965 : 167 trimestres
  • Né en 1967 et après : 168 trimestres
  • Né après 1973 : 172 trimestres (43 ans)
Quelle caisse selon votre profession

Les caisses complémentaires — trouvez la vôtre.

Chaque profession libérale dépend d’une caisse spécifique. Toutes rattachées à la CNAVPL, sauf les avocats qui relèvent de la CNBF.

Profession Caisse complémentaire Particularité
Médecin CARMF Plusieurs classes de cotisation disponibles
Chirurgien-dentiste, sage-femme CARCDSF Cotisation modulable selon le revenu
Infirmier, kiné, orthophoniste CARPIMKO Régime points + invalidité intégré
Pharmacien, biologiste CAVP Régime par points
Vétérinaire CARPV Régime par points
Notaire CPRN 8 classes de cotisation (2 270 à 18 160 €/an)
Expert-comptable CAVEC Cotisation par classes
Architecte, psychologue, ostéopathe, ingénieur-conseil… CIPAV 19 professions regroupées — cotisation par classes
Avocat CNBF Hors CNAVPL — régime spécifique
Artisan, commerçant SSI (ex-RSI) Rattaché au régime général depuis 2018

Pour les polypensionnés (ex : salarié devenu libéral, ou multi-statuts), les règles de calcul croisé sont complexes. Un bilan avec vérification de tous les relevés de carrière est indispensable — 90 % des retraités libéraux ont cotisé à plusieurs régimes.

Combler le gap

Trois leviers. Dans cet ordre.

La pension obligatoire couvre rarement plus de 40 % du dernier revenu. Les 60 % restants se construisent avec ces leviers, activés dans le bon ordre selon votre TMI et votre horizon.

01

Le PER — déduction fiscale puissante

Les versements sur un Plan d’Épargne Retraite sont déductibles du revenu imposable hors plafond des niches fiscales. Pour un TNS à TMI 41 % : 10 000 € versés coûtent réellement 5 900 € après déduction. Plafond 2026 : 88 911 € pour un TNS (10 % du revenu professionnel dans la limite de 10 PASS + 15 % entre 1 et 8 PASS). L’avantage est d’autant plus fort que votre tranche est élevée.

02

L’immobilier locatif — levier bancaire

Investir à crédit pendant la vie active pour percevoir des loyers à la retraite. En SCI à l’IS, l’amortissement comptable du bien neutralise une grande partie des revenus locatifs imposables — la fiscalité peut être réduite de moitié par rapport au régime foncier classique. Le bien est souvent entièrement remboursé au moment du départ.

03

La cession d’activité — capitaliser avant le départ

Votre cabinet, patientèle ou clientèle représente une valeur patrimoniale à part entière. Bien préparée, la cession génère un capital qui peut alimenter un PER, une assurance-vie ou une rente viagère. Elle doit être anticipée 5 à 10 ans avant le départ — pas dans les derniers mois. La valorisation et la transmission se pilotent avec un conseiller patrimonial, pas seul.

Deux cas concrets

Deux profils, deux stratégies.

Ces exemples illustrent que la stratégie dépend moins de la profession que du revenu, de l’horizon et du TMI. Le principe est constant : anticiper.

Sophie, 40 ans — médecin généraliste

Revenu : 80 000 € nets/an. Pension obligatoire estimée : 2 800 € nets/mois (42 % de remplacement). Gap mensuel : environ 3 800 €.

Stratégie : 500 €/mois sur PER (économie fiscale ~2 000 €/an), 300 €/mois sur assurance-vie. Avec un rendement moyen de 4 %, elle accumule à 65 ans 220 000 € sur PER et 130 000 € sur AV. Résultat : 80 à 90 % du niveau de vie maintenu en début de retraite.

Le PER de Sophie lui rapporte 2 000 € d’économie fiscale annuelle — ce qui réduit le coût réel de son versement à 4 000 € au lieu de 6 000 €. Le gain fiscal fait partie de la performance.

Karim, 30 ans — avocat en début d’installation

Revenu : 2 500 € nets/mois. Budget épargne limité mais horizon long. Stratégie de départ : 100 €/mois sur PER (versements non déduits pour l’instant — TMI faible), 50 €/mois sur PEA ETF.

Plan évolutif : 300 €/mois sur PER dans 5 ans, 500 € dans 10 ans. Avec un rendement de 4 à 5 %, il accumule 150 000 € à 62 ans — complément à sa pension estimée à 1 500 € nets/mois.

Karim choisit de ne pas déduire ses versements maintenant. Il préfère conserver cet avantage pour plus tard, quand son TMI sera plus élevé. C’est une décision fiscalement rationnelle.

Estimez votre pension et identifiez votre gap de revenus.
Simulateur gratuit — résultat instantané — tous régimes TNS et libéraux.
Questions fréquentes

Ce que nos clients TNS demandent avant de commencer.

Puis-je déduire fiscalement mes versements PER en tant que TNS ?+
Oui — et c’est l’un des avantages les plus significatifs du statut TNS. Le plafond de déduction 2026 est de 10 % du revenu professionnel dans la limite de 10 PASS, auxquels s’ajoutent 15 % de la fraction du revenu entre 1 et 8 PASS. Concrètement, pour un revenu de 100 000 €, le plafond annuel peut dépasser 20 000 €. Et les plafonds non utilisés des 3 années précédentes peuvent être reportés — ce qui permet de rattraper une année de versements insuffisants.
Que vaut ma pension si je n’ai que les régimes obligatoires ?+
En moyenne, 30 à 40 % du dernier revenu net. Pour un médecin à 80 000 €/an, la pension globale (CNAVPL + CARMF) tourne autour de 2 500 à 3 000 € nets/mois. Pour un avocat ou un architecte à revenus équivalents, le résultat est similaire. Le taux de remplacement est structurellement faible chez les libéraux car les cotisations au régime de base sont plafonnées et les revenus sont souvent supérieurs au PASS.
Puis-je racheter des trimestres en tant que libéral ?+
Oui. Le rachat de trimestres concerne les années d’études supérieures (jusqu’à 12 trimestres) et les années incomplètes. Le coût dépend de l’âge au moment du rachat et du revenu — il est déductible du revenu imposable, ce qui réduit son coût net réel. Pour un TMI 41 %, un rachat de 10 000 € ne coûte réellement que 5 900 €. La rentabilité est souvent atteinte en 2 à 3 ans si le rachat évite une décote ou permet un départ anticipé.
La cession de mon cabinet peut-elle financer ma retraite ?+
Oui — mais seulement si elle est préparée. La cession d’un cabinet libéral génère souvent un capital significatif (de 100 000 € à plusieurs millions selon la spécialité). Ce capital peut être réinvesti dans un PER (si vous avez encore des plafonds disponibles), placé sur une assurance-vie, ou transformé en rente viagère. Mais le processus de valorisation et de transmission prend du temps. Il faut l’anticiper 5 à 10 ans avant le départ — pas dans les 12 derniers mois.
J’ai un ancien contrat Madelin — que faire ?+
Le contrat Madelin peut être transféré vers un PER individuel, ce qui vous permet de bénéficier d’une sortie en capital à la retraite (le Madelin ne permettait que la sortie en rente). Le transfert est encadré réglementairement et les frais sont plafonnés à 1 % les 10 premières années, puis gratuits. Dans la plupart des cas, le transfert vers un PER est avantageux — mais l’analyse dépend des conditions spécifiques de votre contrat.
Votre retraite TNS ne s’improvise pas. Elle se pilote.

Premier échange gratuit — 30 minutes — analyse de votre pension estimée, de vos leviers prioritaires selon votre TMI et de votre stratégie de cession si pertinente. Présentiel Paris 5e ou visio. Sans engagement.