Ateis Patrimoine — Retraite & Patrimoine

Retraite du salarié cadre :
comprendre, calculer, anticiper.

Pour un cadre à 80 000 € de revenus, la pension représente en moyenne 40 à 50 % du dernier salaire. L’écart est significatif — et il est largement anticipable si on s’y prend à temps.

Cette page détaille le fonctionnement concret de la retraite du salarié du secteur privé : régime général, AGIRC-ARRCO, trimestres, taux plein, âge de départ. Et surtout, les leviers pour compenser ce que la pension ne couvrira pas.

40–50 %taux de remplacement
moyen du salarié cadre
172 trim.trimestres requis
pour taux plein (né en 1965+)
64 ansâge légal de départ
depuis la réforme 2023
Ce que nous vérifions ensemble

Votre bilan retraite complet

  • Estimation précise de votre future pension (régime général + AGIRC-ARRCO)
  • Vérification de votre relevé de carrière et des trimestres validés
  • Identification des trimestres manquants et opportunité de rachat
  • Calcul de l’âge optimal de départ selon votre situation
  • Stratégie de compensation pour maintenir votre niveau de vie
Comment ça fonctionne

La retraite du salarié en deux régimes.

La retraite d’un salarié du secteur privé repose sur deux piliers obligatoires. Le premier est le régime général de la Sécurité sociale, géré par l’Assurance Retraite (ex-CNAV). Il verse la pension de base, calculée sur les 25 meilleures années de salaire (plafonné au PASS) et le nombre de trimestres validés.

Le second est l’AGIRC-ARRCO, le régime complémentaire des salariés du privé. Il fonctionne par points : chaque euro de cotisation génère des points, transformés en pension au moment du départ. C’est souvent ce régime qui représente la part la plus significative pour les cadres à revenus élevés — car le régime général est plafonné.

Important : pour un cadre à 80 000 € brut annuels, le régime général est plafonné bien en dessous de ce niveau. L’essentiel de la pension complémentaire vient de l’AGIRC-ARRCO. La pension totale peut représenter 40 à 50 % du dernier salaire — rarement plus.

25 ans

Meilleures années retenues pour le régime généralLa moyenne de salaire sur vos 25 meilleures années (plafonnées au PASS) détermine la base de calcul de la pension de base.
50 %

Taux plein du régime généralLe taux maximal de la pension de base. Atteint si vous avez le bon nombre de trimestres — ou à 67 ans automatiquement.
64 ans

Âge légal depuis la réforme de 2023Progressif selon l’année de naissance. Partir avant ce seuil entraîne une décote permanente sur la pension de base.
Les trimestres

La clé du taux plein.

Le nombre de trimestres validés détermine si vous partez au taux plein ou avec une décote. Comprendre comment ils se comptent — et comment combler les manques — est l’une des premières questions du bilan retraite.

Année de naissance Âge légal de départ Trimestres pour taux plein Âge automatique taux plein
1961 62 ans 3 mois 167 trimestres 67 ans
1963 63 ans 3 mois 169 trimestres 67 ans
1965 et après 64 ans 172 trimestres 67 ans

Un trimestre est validé dès lors que vous cotisez sur l’équivalent de 150 heures au SMIC dans l’année (soit environ 1 690 € en 2026). Cela signifie qu’on peut valider 4 trimestres en quelques mois seulement, si les revenus sont suffisants.

Les périodes assimilées comptent aussi : chômage indemnisé (1 trimestre par 50 jours), arrêt maladie, maternité, invalidité. Elles peuvent représenter plusieurs années pour des carrières avec des coupures.

Les années incomplètes (études, premières années de carrière, parentalité) peuvent faire l’objet d’un rachat de trimestres, déductible du revenu imposable — une décision qui doit être analysée cas par cas.

Ce que nous vérifions sur votre relevé

  • Trimestres cotisés au régime général
  • Trimestres assimilés (chômage, maladie…)
  • Trimestres pour enfants (MDA)
  • Périodes à l’étranger à déclarer
  • Erreurs et oublis à corriger
  • Opportunité de rachat d’années d’études
La décote et la surcote

Partir au bon moment change tout.

La décote et la surcote sont deux mécanismes qui amplifient l’impact de la date de départ. Un seul trimestre manquant peut coûter cher — pendant toute la durée de la retraite.

La décote s’applique si vous partez avant d’avoir le nombre de trimestres requis (et avant 67 ans). Elle réduit la pension de base de 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres (25 % maximum). Cette décote est définitive et permanente : elle ne disparaît pas avec le temps.

Pour un cadre avec une pension de base de 1 500 €/mois, 4 trimestres manquants représentent 75 € de moins par mois à vie, soit 900 € par an.

La surcote récompense ceux qui continuent de travailler après avoir atteint l’âge légal et le nombre de trimestres requis. Elle majore la pension de base de 1,25 % par trimestre supplémentaire, sans plafond. C’est l’un des rares mécanismes vraiment incitatifs du système.

Continuer à travailler 2 ans après le taux plein représente une majoration permanente de 10 % sur la pension de base — un levier souvent sous-estimé.

Questions fréquentes

Ce que les salariés nous demandent.

Comment est calculée ma pension de retraite de base ?+
La pension de base = Salaire annuel moyen × Taux × (Trimestres validés / Trimestres requis). Le salaire annuel moyen est la moyenne de vos 25 meilleures années de salaire, plafonnées au PASS (soit 47 100 € en 2026). Le taux maximal est 50 % (taux plein). Si vous avez exactement le bon nombre de trimestres, le ratio est 1 et le taux est plein. Si vous avez moins, le taux se réduit proportionnellement et une décote s’applique.
Qu’est-ce que l’AGIRC-ARRCO et comment fonctionne-t-elle ?+
L’AGIRC-ARRCO est le régime complémentaire obligatoire des salariés du privé. Il fonctionne par points : chaque euro cotisé génère des points (valeur d’acquisition du point en 2026 : environ 1,4082 €). À la retraite, vos points sont multipliés par la valeur du point de service (environ 1,4341 € en 2026) pour calculer votre pension complémentaire annuelle. Pour un cadre à 80 000 €, cette complémentaire peut représenter 60 à 70 % du total de la pension.
Vaut-il mieux racheter des trimestres ou verser dans un PER ?+
Les deux ne s’opposent pas — ils répondent à des besoins différents. Racheter des trimestres permet de partir plus tôt ou d’éviter une décote permanente : c’est rentable si le coût du rachat est récupéré en moins de 3 à 5 ans de pension supplémentaire ou de meilleur taux. Le PER réduit l’impôt immédiatement et constitue un capital. Pour un cadre à TMI 41 %, un versement PER de 20 000 € génère 8 200 € d’économie fiscale immédiate. Les deux décisions s’analysent ensemble lors du bilan retraite.
La réforme de 2023 me concerne-t-elle ?+
Oui si vous êtes né après 1961. L’âge légal recule progressivement de 62 à 64 ans (génération 1965 et après). Le nombre de trimestres requis augmente d’un trimestre par génération pour atteindre 172 (43 ans de cotisation). Si vous avez un long carrière avec peu d’interruptions, vous pouvez partir avant 64 ans via les dispositifs carrière longue. Nous vérifions votre éligibilité lors du bilan.
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