En 2025, le fonds en euros moyen a servi 2,65 %. Dans le même temps, certains contrats affichaient 4,05 % — sans prendre plus de risque. Sur 100 000 euros épargnes, cet ecart représenté 1 400 euros de rendement manquant chaque année. Et ce n’est pas de la malchance : c’est structurel, previsible, et surtout evitable.
Comment fonctionne un fonds en euros ?
Un fonds en euros est un support d’investissement a capital garanti au sein d’un contrat d’assurance-vie. L’assureur place les primes collectees principalement en obligations d’Etat et d’entreprises. Le rendement distribue chaque année correspond aux intérêts percus sur ce portefeuille, après deduction des frais de gestion.
La clé pour comprendre les ecarts de rendement : les obligations sont achetees sur plusieurs années. Un fonds constitue avant 2022 est encore charge d’obligations achetees a des taux proches de 0 %. Ces titrès ne sont remplaces que progressivement, a mesure qu’ils arrivent a echeance — ce qui prend 5 a 10 ans. Un contrat ouvert en 2023 a pu investir entierement a des taux de 3 a 4 %, ce qui explique ses rendements superieurs.
Pourquoi les contrats bancaires sont-ils moins performants ?
La bancassurance (BNP, Crédit Agricole, Societe Generale, Banque Postale…) représenté plus de 60 % de la distribution d’assurance-vie en France. Ce volume enorme s’explique par la distribution en agence, pas par la performance. Deux raisons structurelles expliquent l’ecart :
Les bancassureurs facturent 0,75 a 1 % de frais de gestion annuels, contre 0,50 % ou moins pour les contrats en ligne ou mutualistes. Sur 100 000 euros, 0,50 point de frais supplementaires representent 500 euros de moins distribues chaque année — avant même de parler de performance des actifs.
Les grands fonds bancaires sont charges d’obligations achetees avant 2022 a des taux proches de 0 %. Le renouvellement est lent. Les mutuelles (Carac, Afer, Ampli) ont des encours plus modestes et une politique de distribution plus genereux sur leurs reserves.
Le comparatif complet des rendements 2025
La PPB : les reserves que votre assureur ne vous distribue pas
La provision pour participation aux benefices (PPB) est une reserve constituee par les assureurs à partir des gains financiers generes par les fonds en euros. En 2025, cette reserve totalisait plus de 77 milliards d’euros au niveau du marché — soit environ 3,7 % des encours. Les assureurs peuvent choisir de la distribuer ou de la conserver. C’est un indicateur clé lors du choix d’un contrat : un assureur avec une PPB élevée à la capacité de maintenir ses rendements même si les taux obligataires baissent.
Le coût reel d’un mauvais contrat sur 10 et 20 ans
100 000 euros sur 10 ans = 128 008 euros
100 000 euros sur 20 ans = 163 861 euros
100 000 euros sur 10 ans = 145 194 euros (+17 186 euros)
100 000 euros sur 20 ans = 210 813 euros (+46 952 euros)
Sur 20 ans, l’ecart atteint près de 47 000 euros pour le même niveau de risque. C’est le prix de l’inertie.
La fiscalité de l’assurance-vie : l’avantage des 8 ans
Les 5 critères pour choisir un bon contrat
Comparez les rendements historiques sur 3 a 5 ans, nets de frais de gestion mais avant prelevement sociaux. Privilegiez les contrats régulièrement au-dessus de la moyenne.
Refusez tout contrat avec plus de 0,75 % de frais annuels sur le fonds euros. Chaque point de frais est un point de rendement perdu, définitivement.
Un assureur avec une PPB de 3 % ou plus des encours à la capacité de maintenir ses rendements sur plusieurs années. Demandez ce chiffre avant de signer.
Un bon contrat propose une gamme etendue d’UC (ETF, SCPI, fonds actions, private equity) avec des frais reduits. La richesse de la gamme permet d’adapter le contrat à l’horizon et au risque.
Certains assureurs conditionnent l’accès au meilleur taux a un investissement minimum en UC (30 a 60 %). Verifiez ces conditions — un taux « booste » avec 60 % d’UC n’est pas equivalent a un bon taux sans condition.
Que faire si votre contrat est peu performant ?
Certains contrats affichent un taux « booste » conditionne a un investissement minimum en unites de compte (30 a 75 % de l’encours). Un taux de 4 % avec 60 % d’UC n’est pas comparable a un taux de 3,5 % sans condition. Calculez toujours le rendement net reel de votre allocation globale.
En assurance-vie, la popularite s’explique par la distribution bancaire — pas par la performance. L’ecart entre 2,15 % et 4 % ne se recupere pas une fois perdu : il s’anticipe. Un bon contrat choisi au depart vaut 47 000 euros de plus sur 20 ans.
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur l’assurance-vie, notre articlé sur le transfert loi PACTE, notre comparatif PEAC vs assurance-vie et notre simulateur assurance-vie.
Analysons ensemble votre contrat actuel, les frais reels, la PPB et les alternatives disponibles pour optimiser votre rendement sans changer de profil de risque.
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