Courtage en crédit immobilier · COBSP ACPR · ORIAS 24003722

Courtier en crédit immobilier et ingénierie du financement pour patrimoines complexes

Dividendes, holding, SCI à l’IS, groupement de sociétés, non-résident : votre dossier ne rentre pas dans la grille de votre conseiller. On commence par vous dire ce que vous pouvez réellement emprunter et ce qu’il faut corriger pour y arriver. Chaque dossier passe par un expert crédit avant d’aller en banque, et on cherche ensuite le financement auprès de 22 établissements. Sur le financement, aucune banque ne nous rémunère : vous seul nous payez, en honoraires. Indépendance totale, et un montant annoncé avant qu’on commence. La quasi-totalité des courtiers est payée par la banque qu’elle est censée mettre en concurrence. Pas nous.

Mis à jour le · taux et plafonds vérifiés à cette date

22Banques consultéesEn parallèle, sur le même dossier
0 €De commission bancaireVous seul nous rémunérez
25 ansEn société sur l’ancienLà où la place plafonne à 15 ou 20
300 k€Ticket d’entréeMontant de projet à partir duquel on intervient

Premier échange de 30 minutes, gratuit et sans engagement. L’analyse de capacité, elle, est facturée à partir de 350 € HT.

Notre modèle

Aucune banque ne nous paie

Un courtier est rémunéré par la banque qui accorde le prêt. Autrement dit, par l’établissement qu’il est censé mettre en concurrence. Ça fonctionne tant que vos intérêts et ceux de la banque vont dans le même sens. Le jour où ils divergent, vous n’avez aucun moyen de savoir de quel côté penche le conseil.

Sur le financement, nous ne percevons aucune commission bancaire. Ni rétrocession, ni accord de volume, ni objectif de production avec un établissement. Vous nous payez en honoraires, point.

Ce que ça change en pratique : on peut vous dire de ne pas acheter ce bien, de reporter de six mois, ou de rester dans votre banque actuelle parce que son offre est meilleure que tout ce qu’on ira chercher. Un courtier commissionné ne gagne rien à vous dire ça.

Notre offre

Deux prestations, un seul payeur

On ne vend pas un crédit. On vend d’abord une analyse, puis, si vous le souhaitez, sa mise en œuvre auprès des banques. Les deux se paient séparément, et vous savez combien avant de commencer.

Analyse de capacité de financementMontage et mise en concurrence
Ce qu’on faitOn retraite vos revenus réels, on calcule la capacité que les banques retiendront vraiment, on identifie ce qui bloque et dans quel ordre le corriger.On construit le dossier, on le présente à 22 établissements en parallèle, on négocie, on suit jusqu’au déblocage.
Pour quiUn patrimoine à structurer, plusieurs biens, une société, ou un refus bancaire derrière soi.Un projet arrêté, un compromis signé ou en vue.
Qui le faitUn expert crédit dédié.Le cabinet et ses interlocuteurs bancaires.
Ce que vous en sortezVotre capacité chiffrée, et le plan de correctifs pour la débloquer.Une offre de prêt éditée.
CombienÀ partir de 350 € HT, selon le temps passé et la complexité.De 0,79 % à 1,7 % du montant financé.

L’analyse vaut aussi si vous financez ailleurs. Le document est à vous.

Ce que contient l’analyse

Votre capacité réelle

Ce que les banques retiendront vraiment de vos revenus, et pas ce qu’affiche votre avis d’imposition. Le montant finançable aujourd’hui, par montage et par durée. Le taux d’effort tel qu’il sera calculé chez elles, loyers pondérés compris. Et les établissements dont la politique correspond à votre profil.

Les correctifs à mettre en œuvre

Ce qui plombe le dossier, et dans quel ordre le traiter. La structure de détention à arrêter avant d’acheter, jamais après. Les postes qui font sortir le TAEG du plafond d’usure et comment les ramener dessous. L’épargne résiduelle et le reste à vivre à présenter pour obtenir une dérogation. Et le moment du trimestre où déposer.

Vous voulez savoir ce que votre patrimoine permet réellement d’emprunter ?

Faire analyser ma capacité de financement
État du marché · septembre 2026

Ce que septembre 2026 change pour votre financement

Le coût de l’argent a bougé cet été. L’OAT 10 ans, qui sert de référence au refinancement des banques, est repassée au-dessus de 4 % le 23 juillet 2026, une première depuis 2009. Les taux clients, eux, n’ont suivi que partiellement : l’Observatoire Crédit Logement/CSA relève 3,30 % de taux moyen sur les prêts signés en juillet, contre 3,26 % en juin. Autrement dit, les banques absorbent une partie de la hausse sur leur marge.

Elles le font parce qu’elles manquent de volume. La production de crédit habitat recule de 21,5 % sur un an et le nombre de prêts accordés de 19,7 %. Une banque qui n’atteint pas ses objectifs commerciaux se bat pour les dossiers propres, et un dossier propre bien présenté se négocie mieux aujourd’hui qu’en 2024. C’est une fenêtre, pas un acquis.

Ce qui monte

Le coût de refinancement

OAT 10 ans autour de 4 % depuis fin juillet. Chaque dixième de point pris par l’État finit tôt ou tard dans les barèmes.

Ce qui résiste

Les taux affichés aux emprunteurs

Environ +0,24 pt en un an sur les barèmes, contre +0,8 pt sur l’OAT. La marge bancaire sert d’amortisseur, et un amortisseur finit par se tasser.

Ce qu’il faut en faire

Verrouiller, pas attendre

Un accord de principe fige un barème pour quelques semaines. Sur un dossier en cours, l’arbitrage se joue en jours, pas en trimestres.

La BCE se réunit le 10 septembre 2026. Nous ne pronostiquons pas sa décision et personne de sérieux ne le fait : nous regardons ce qu’elle produit sur les barèmes de nos partenaires dans les jours qui suivent, et nous ajustons le calendrier des dossiers en cours. Si votre crédit a été signé en 2023 ou 2024 au-dessus de 4 %, la question n’est pas d’attendre, c’est de regarder si un rachat de crédit passe la barre de rentabilité.

Sources : Observatoire Crédit Logement/CSA (juillet 2026) · baromètres CAFPI et Meilleurtaux, septembre 2026. Suivi mois par mois sur notre page taux de crédit immobilier 2026.

Avis clients · financement immobilier
Arbitrage

Ce qu’on finance, et par quel montage

Douze montages, trois logiques. Le bon choix se décide avant de chercher le bien, pas après la signature du compromis.

Financer un bien

AmortissableEn nom propre ou porté par une société. La base.
In fineTMI 41 ou 45 %, locatif : les intérêts restent déductibles sur toute la durée, adossés à un actif nanti.
RelaisAchat avant revente, y compris sans assurance emprunteur. Plafond d’usure spécifique à 6,39 % au T3 2026.

Financer par la structure

SCI à l’ISTraité en crédit professionnel, avec ses propres critères d’octroi.
SASU, société d’exploitationMurs professionnels, rachat de titres, équipement.
HoldingLa holding porte la dette, remboursée par les remontées de dividendes des filiales. Rachat de titres, OBO, réorganisation de groupe.
Groupement de sociétésAnalyse consolidée, cautions croisées, ratios de groupe.
SCPI à crédit en SCI à l’ISFinancement des parts sur 20 ans, à partir de 150 000 €.
Immobilier ancien en sociétéJusqu’à 25 ans, là où la plupart des banques plafonnent une société à 15 ou 20 ans.

Mobiliser un actif déjà détenu

Prêt hypothécaireEmprunter sur un bien déjà payé sans le vendre, souvent sans justification d’emploi des fonds selon les établissements.
LombardNantissement d’un portefeuille ou d’une assurance-vie. Liquidité rapide, aucun événement fiscal.
Crédit de trésorerieBesoin court terme au niveau de la société.

Le coût réel d’un crédit ne se lit pas sur le taux nominal mais sur le TAEG, assurance comprise. L’assurance emprunteur pèse souvent 20 à 30 % du coût total : c’est le poste où la délégation d’assurance rapporte le plus vite.

Le nantissement, ou comment emprunter sans décaisser

C’est le montage que nous utilisons le plus souvent et celui que les conseillers bancaires proposent le moins. Le principe : au lieu de racheter votre assurance-vie pour constituer l’apport, vous la nantissez. Le contrat reste à votre nom, il continue de travailler, et la banque dispose d’une garantie de premier rang qu’elle valorise souvent mieux qu’un apport décaissé.

L’écart se voit sur un exemple. Un contrat de 200 000 € liquidé pour l’apport, ce sont des plus-values imposées à la sortie et un capital qui cesse de produire. Le même contrat nanti sur quinze ans continue de capitaliser : à 3 % net d’hypothèse de rendement, cela représente de l’ordre de 6 000 € par an que vous conservez, sans aucun événement fiscal au moment du montage. L’hypothèse de rendement vous appartient, le mécanisme, lui, est acquis.

Il faut dire aussi ce que ça coûte, parce que personne ne le fait. Les sommes nanties sont indisponibles pendant toute la durée du nantissement : pas de rachat partiel, pas d’arbitrage libre selon les contrats. Les banques exigent fréquemment une quotité nantie supérieure au montant de l’apport qu’elle remplace, parce qu’elles décotent les unités de compte. Et toutes ne pratiquent pas ce montage : sur nos 22 partenaires, il s’en dégage un nombre restreint qui le traite couramment et sans surcoût de dossier. Savoir lesquels, c’est une bonne partie du travail.

Nos spécialités

Les cinq profils que les banques financent mal

Un refus bancaire n’est presque jamais un verdict de solvabilité. C’est une décision de grille : votre situation ne rentre pas dans le modèle de scoring de l’établissement que vous avez sollicité. Le même dossier, présenté autrement à une banque dont la filière est adaptée, ressort différemment. Voici les cinq cas que nous voyons le plus souvent.

Dirigeant de société à l’IS, rémunéré en dividendes

Ce qui bloque

Beaucoup de grilles ne retiennent pas les dividendes, ou les pondèrent lourdement sur trois exercices. Un dirigeant qui s’est volontairement peu rémunéré pour capitaliser dans sa société apparaît alors moins solvable qu’un cadre au même niveau de vie. Le compte courant d’associé et la trésorerie disponible ne sont pas lus.

Ce qui débloque

Une filière professionnelle, qui lit un bilan et pas seulement un avis d’imposition. Une présentation qui montre la cohérence rémunération/dividende sur trois exercices, la capacité distributive réelle et la solidité du poste clients. Et souvent, un portage en SCI à l’IS plutôt qu’en nom propre.

Crédit immobilier dirigeant →

Profession libérale en SEL ou en exercice individuel

Ce qui bloque

Des BNC volatils d’une année sur l’autre, une installation récente, un emprunt de rachat de patientèle ou de clientèle encore en cours qui sature le taux d’effort avant même le projet immobilier.

Ce qui débloque

Les banques à filière libérale raisonnent en revenu normatif et en trajectoire, pas en moyenne brute. Les murs de cabinet se financent sur une logique professionnelle distincte du résidentiel, et une SPFPL bien structurée ouvre des marges de manœuvre supplémentaires.

Financement des professions libérales →

Investisseur déjà endetté, bloqué par le taux d’effort

Ce qui bloque

Les loyers ne sont retenus qu’à hauteur d’environ 70 %, la totalité des mensualités existantes compte, et le plafond de 35 % arrive vite. À partir du troisième ou quatrième bien, l’effet ciseaux se referme mécaniquement.

Ce qui débloque

Le prêt in fine, qui ramène la mensualité aux seuls intérêts. Le portage en société à l’IS, traité en crédit professionnel avec ses propres critères d’octroi. Et l’accès à la marge de flexibilité que chaque banque gère à sa main.

Comprendre les règles HCSF →

Expatrié et non-résident

Ce qui bloque

Revenus en devises, contrat de travail étranger, fiscalité hors de France : la grande majorité des réseaux ne traite tout simplement pas ces dossiers, et les rares qui le font demandent un apport nettement supérieur.

Ce qui débloque

Les établissements qui disposent d’un desk non-résident, un dossier traduit et cohérent avec la convention fiscale applicable, et une domiciliation de flux acceptable pour la banque.

Emprunter depuis l’étranger →

Emprunteur senior, ou dossier alourdi par le coût de l’assurance

Ce qui bloque

Ce n’est pas le taux qui coince, c’est le TAEG. Une assurance groupe chère fait franchir le plafond d’usure, en particulier sur les durées de 10 à 20 ans où il tombe à 4,57 %. La banque refuse alors sans pouvoir faire autrement : dépasser l’usure lui est interdit.

Ce qui débloque

La délégation d’assurance, résiliable à tout moment depuis la loi Lemoine, qui ramène souvent le TAEG sous le plafond à elle seule. Le dispositif AERAS pour les risques aggravés. Et, dans certains montages, un nantissement qui allège la couverture exigée.

Assurance emprunteur et délégation → · Taux d’usure 2026 →

Barèmes · septembre 2026

Taux de crédit immobilier en septembre 2026

Deux chiffres circulent en permanence et ne veulent pas dire la même chose. Le barème affiché est ce que la banque annonce ; le taux moyen obtenu est ce que les emprunteurs signent réellement après négociation. L’écart dépasse souvent 0,5 point. Le tableau ci-dessous donne les deux.

DuréeMeilleurs profilsProfils courantsTaux moyen réellement obtenu
15 ans3,00 %3,58 %3,23 %
20 ans3,10 %3,62 %3,43 %
25 ans3,20 %3,74 %3,53 %
Taux moyen constaté sur les prêts signés, toutes durées confondues (juillet 2026)3,30 %

Barèmes : Meilleurtaux, relevé au 1er septembre 2026. Taux moyens obtenus : baromètre CAFPI, septembre 2026. Taux moyen constaté : Observatoire Crédit Logement/CSA, juillet 2026. Chiffres indicatifs, non contractuels.

Un profil TNS, un dirigeant rémunéré en dividendes ou un non-résident ne vise pas la colonne de gauche, et il serait malhonnête de le laisser croire. Sur ces dossiers, l’enjeu se déplace : entre un refus et un accord à 3,70 %, l’écart n’est pas de deux dixièmes de point, il est total. Trouver l’établissement qui prend le dossier vaut plus cher que gratter la dernière décimale.

Les plafonds d’usure du troisième trimestre 2026

Le taux d’usure est le TAEG maximal qu’une banque a le droit de pratiquer. Elle ne peut pas le dépasser, même si elle le voulait. C’est la raison numéro un des refus sur les dossiers seniors et sur les durées courtes.

Catégorie de prêtPlafond de TAEGCe que ça implique
Taux fixe, moins de 10 ans4,07 %Marge très étroite dès que l’assurance est chère.
Taux fixe, 10 à moins de 20 ans4,57 %Le plafond qui bloque le plus de dossiers en pratique.
Taux fixe, 20 ans et plus5,29 %Confortable au regard des barèmes actuels.
Taux variable5,28 %Peu utilisé sur le résidentiel français.
Prêt-relais6,39 %Plafond spécifique, nettement plus haut.

Source : Banque de France, seuils de l’usure du troisième trimestre 2026, publiés le 29 juin 2026 et applicables du 1er juillet au 30 septembre 2026. Les plafonds du quatrième trimestre sont publiés fin septembre. Historique complet : taux d’usure 2026.

Un point que peu de conseillers expliquent : le plafond s’apprécie sur le TAEG, pas sur le taux nominal. Y entrent l’assurance emprunteur, les frais de garantie, les frais de dossier et, le cas échéant, la rémunération du courtier. Un taux nominal à 3,60 % avec une assurance groupe à 0,45 % sur un emprunteur de 58 ans peut sortir au-delà du plafond des 10-20 ans. C’est là que se joue le refus, et c’est là que la délégation d’assurance change tout.

Vous voulez savoir quel taux votre profil peut réellement viser, et sur quelle durée ?

Faire regarder mon dossier

Pour chiffrer ce que vous pouvez emprunter : simulateur de capacité d’emprunt.

Règles d’octroi

HCSF : ce qui bloque, ce qui passe

Le Haut Conseil de stabilité financière fixe des règles contraignantes, pas des recommandations. Deux critères s’imposent aux banques : un taux d’effort plafonné à 35 % des revenus, assurance comprise, et une durée d’amortissement limitée à 25 ans, à laquelle peuvent s’ajouter jusqu’à deux années de différé quand l’entrée dans les lieux est décalée, en VEFA ou en cas de travaux importants.

La partie que presque personne ne détaille correctement, c’est la marge de flexibilité. Les banques peuvent s’écarter de ces critères sur 20 % de leur production trimestrielle. Mais cette enveloppe est elle-même fléchée : au moins 70 % doit aller à des acquisitions de résidence principale, et au sein de cette part, au moins 30 % à des primo-accédants. Reste environ 6 % de la production totale véritablement libre d’affectation. C’est là-dedans que doit tenir l’ensemble des investisseurs locatifs hors normes du pays.

Traduction opérationnelle : une dérogation ne se demande pas, elle se mérite dossier par dossier, et surtout au bon moment du trimestre. Une enveloppe de flexibilité consommée en octobre ne se rouvre qu’en janvier. Le timing du dépôt fait partie du travail.

Cinq leviers qui font passer un dossier hors normes

Le premier est le plus simple et le plus sous-utilisé : allonger la durée jusqu’au maximum autorisé. Passer de 20 à 25 ans fait baisser la mensualité de l’ordre de 13 % et peut suffire à repasser sous le seuil. Le coût total augmente, mais un dossier accepté à 25 ans vaut mieux qu’un dossier refusé à 20.

Le deuxième consiste à changer la nature de la mensualité. Un prêt in fine ne fait payer que les intérêts : sur un investissement locatif, la charge mensuelle retenue par la banque fond, et le taux d’effort avec elle.

Le troisième change de terrain. La mesure HCSF encadre les crédits immobiliers accordés aux particuliers pour l’habitat. Un financement porté par une société civile à l’impôt sur les sociétés relève d’une logique de crédit professionnel, avec ses propres critères d’analyse. Ce n’est pas un contournement, c’est un autre cadre, et il suppose un projet qui tient debout économiquement.

Le quatrième passe par l’assurance. Puisque le taux d’effort intègre la prime, une délégation qui divise le coût de l’assurance par deux fait mécaniquement baisser le ratio. Sur un couple de quadragénaires, cela représente parfois un point entier de taux d’effort.

Le cinquième n’est pas technique. Les banques qui accordent une dérogation regardent le reste à vivre, l’épargne résiduelle après opération et la stabilité des flux. Un dossier à 36 % avec 4 000 € de reste à vivre et deux ans d’épargne de précaution passe ; le même ratio sans matelas ne passe pas. C’est cette démonstration qui se prépare, pièces à l’appui.

Faut-il attendre un assouplissement ? Non. Le HCSF a confirmé début 2026 le maintien des critères en l’état. Une proposition de loi portée par le député Lionel Causse, examinée en première lecture à l’Assemblée nationale le 29 avril 2026, prévoit d’introduire la notion de reste à vivre et d’obliger le HCSF à mieux motiver ses décisions. Elle n’est pas adoptée et son calendrier reste incertain. Construire un plan de financement sur une réforme hypothétique n’a jamais fait passer un dossier.

À 36 % ou 38 % de taux d’effort, tout se joue sur la présentation et sur la banque choisie. Autant le vérifier avant que le dossier parte.

Faire regarder mon dossier avant dépôt

Sources : HCSF — mesure relative à l’octroi de crédits immobiliers (décision D-HCSF-2021-7, modifiée par D-HCSF-2023-2 et D-HCSF-2023-6) · ACPR. Détail complet sur notre page règles HCSF 2026.

Dossiers réels

Deux dossiers, et ce que le courtage y a changé

Dirigeant de SAS · 48 ans

Refusé par sa banque, financé à 3,72 %

La situation. 80 k€ de salaire, 120 k€ de dividendes, projet d’immeuble de rapport à 480 k€ porté par une SCI à l’IS. Sa banque principale refuse : les dividendes ne sont pas intégrés dans sa grille.

Ce que nous avons fait. Dossier présenté simultanément à huit établissements disposant d’une filière professionnelle, avec une lecture de bilan documentée et un mémo de gestion locative. Nantissement de 150 k€ d’assurance-vie pour éviter de décaisser l’apport.

Le résultat. Accord à 3,72 % sur 20 ans, contre une offre initiale à 4,30 % qui avait été refusée. Écart d’environ 28 000 € d’intérêts sur la durée.

Cadre supérieur · 52 ans

Bloqué à 38 % d’endettement, débloqué par l’in fine

La situation. Revenus salariés et fonciers, taux d’effort calculé à 38 %, donc au-dessus du seuil. Projet locatif à 320 k€, assurance-vie existante de 220 k€.

Ce que nous avons fait. Bascule vers un prêt in fine : la mensualité se limite aux intérêts, le taux d’effort retombe à 28 %. Assurance-vie nantie en garantie plutôt que rachetée. Dépôt orienté vers un établissement qui disposait encore de marge de flexibilité sur le trimestre.

Le résultat. Accord à 3,85 % in fine sur 15 ans, intérêts intégralement déductibles des revenus fonciers, soit environ 5 500 € d’économie d’impôt par an à une TMI de 41 %.

Dossiers réels, montants arrondis, identités et établissements non communiqués. Un dossier n’en préjuge pas un autre : les conditions dépendent du profil, du bien et de la politique de la banque au moment du dépôt.

Méthode, délais, honoraires

Comment on travaille, ce que ça coûte, combien de temps

Trois questions reviennent avant chaque premier rendez-vous. Autant y répondre ici.

1

Cadrage

On regarde vos revenus réels, la structure de détention envisagée, l’épargne mobilisable et ce qui a déjà été refusé, le cas échéant. Vous ressortez avec une réponse claire sur la faisabilité, les établissements pertinents et les points qui vont coincer.

30 minutes · gratuit
2

L’analyse de capacité de financement

Un expert crédit retraite vos revenus réels et vos bilans quand il y en a, puis calcule ce que les banques retiendront vraiment. Vous recevez votre capacité chiffrée et la liste des correctifs à mettre en œuvre, dans l’ordre. C’est l’étape qui change le montant que vous pouvez emprunter, avant même qu’une banque soit consultée.

À partir de 350 € HT
3

Mise en concurrence

Dépôt simultané auprès des établissements dont la politique correspond à votre profil. Pas un envoi en masse : une sélection argumentée, avec un interlocuteur identifié dans chaque banque et un suivi des retours.

2 à 3 semaines
4

Comparaison et édition de l’offre

On compare sur le TAEG et sur les conditions annexes, pas seulement sur le taux : indemnités de remboursement anticipé, modularité, transférabilité, coût de la garantie. L’offre reçue ne peut être acceptée qu’à partir du onzième jour, le délai de réflexion étant incompressible.

2 à 3 semaines, dont 10 jours de réflexion légale
5

Déblocage chez le notaire

Coordination avec le notaire et, quand le montage l’exige, avec votre expert-comptable. Mise en place du nantissement s’il y en a un.

Selon la date d’acte

Comptez six à dix semaines entre le premier échange et le déblocage. Un compromis assorti d’une condition suspensive à soixante jours reste tenable si le dossier démarre à la signature. Au-delà de ce délai, il faut demander une prorogation plutôt que de brader la sélection des banques.

Ce que ça coûte

Nous ne sommes payés que par vous. Aucune banque ne nous verse de commission sur votre dossier, et nous n’avons d’accord de volume avec aucun établissement.

L’analyse de capacité de financement : à partir de 350 € HT, selon le temps passé et la complexité du dossier. Elle est réalisée par un expert crédit, et le montant vous est annoncé et validé avant de commencer.

Le montage et la mise en concurrence : de 0,79 % à 1,7 % du montant financé, selon la complexité du montage, la structure à créer et le nombre d’établissements à solliciter. Sur 500 000 € financés, cela représente de 3 950 à 8 500 €. Le taux est arrêté avec vous avant le dépôt du dossier.

Une précision, parce que le cabinet exerce deux métiers qui ne suivent pas les mêmes règles. Sur le financement, nous sommes rémunérés exclusivement par nos clients. Sur les placements, le cabinet exerce sous statut non indépendant au sens de la directive MIF2 : il peut percevoir des commissions sur les contrats souscrits. Deux activités, deux modèles, et nous préférons le dire que de laisser croire à une indépendance globale.

Nous intervenons à partir de 300 000 € de projet. En dessous, un courtier de réseau rémunéré par les banques vous coûtera moins cher et fera très bien l’affaire.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande avant le premier rendez-vous

Combien coûte votre intervention, et qui vous paie ?

Vous, et vous seul. Contrairement à la quasi-totalité des courtiers, nous ne percevons aucune commission des banques sur votre financement. Ni rétrocession, ni accord de volume. C’est ce qui nous permet de vous dire qu’une offre ne vaut rien, ou qu’il vaut mieux rester dans votre banque actuelle.

L’analyse de capacité de financement démarre à 350 € HT, selon le temps passé et la complexité. Le montage et la mise en concurrence sont facturés de 0,79 % à 1,7 % du montant financé. Les deux montants vous sont annoncés et validés avant de commencer.

Ma banque a refusé mon dossier. Est-ce rattrapable ?

Dans la majorité des cas, oui. Un refus est une décision de grille, pas un jugement sur votre solvabilité : votre situation ne rentre pas dans le modèle de scoring de cet établissement-là. Les critères varient fortement d’une banque à l’autre, en particulier sur le traitement des dividendes, des revenus variables et des revenus étrangers.

Ce qui change le résultat, c’est le couple établissement plus présentation. Un bilan retraité, un plan de financement documenté et une banque dont la filière correspond à votre profil suffisent souvent à transformer le refus en accord. En revanche, un refus lié à un incident de paiement ou à un fichage Banque de France ne se contourne pas.

Quels taux peut viser un profil TNS ou dirigeant en septembre 2026 ?

Les meilleurs profils obtiennent 3,10 % sur 20 ans début septembre 2026, et le taux moyen réellement signé se situe autour de 3,43 % sur cette durée. Un profil TNS ou rémunéré en dividendes se situe généralement au-dessus de cette moyenne, parce que la banque intègre une prime de risque sur des revenus qu’elle juge moins prévisibles.

L’écart de taux n’est pourtant pas l’enjeu principal sur ces dossiers. Trouver l’établissement qui accepte le dossier compte davantage : entre un refus et un accord à 3,70 %, la différence n’est pas de quelques dixièmes de point.

Le taux d’endettement de 35 % bloque-t-il vraiment mon dossier ?

Pas automatiquement. Les banques disposent d’une marge de flexibilité de 20 % de leur production trimestrielle, dont au moins 70 % doit aller à la résidence principale et, dans cette part, au moins 30 % aux primo-accédants. Il reste environ 6 % de la production libre d’affectation, et c’est dans cette enveloppe étroite que passent les dossiers d’investisseurs hors normes.

Trois leviers font baisser le ratio lui-même : allonger la durée jusqu’à 25 ans, basculer sur un prêt in fine dont la mensualité se limite aux intérêts, ou réduire le coût de l’assurance par délégation, puisque la prime entre dans le calcul du taux d’effort.

Qu’est-ce que le nantissement d’assurance-vie, et qu’est-ce que ça change ?

Au lieu de racheter votre contrat pour constituer l’apport, vous le donnez en garantie à la banque. Le contrat reste à votre nom et continue de produire, il n’y a ni rachat, ni imposition de plus-value au moment du montage.

La contrepartie existe : les sommes nanties sont indisponibles pendant toute la durée du nantissement, et les banques exigent souvent une quotité supérieure au montant de l’apport remplacé, parce qu’elles décotent les unités de compte. Toutes ne pratiquent pas ce montage, ce qui restreint la liste des établissements à consulter.

Peut-on financer une SCI à l’impôt sur les sociétés, et sur quelle durée ?

Oui, mais le dossier ne suit pas le même circuit qu’un crédit à un particulier. Il est traité en financement professionnel, avec une analyse centrée sur la rentabilité de l’opération, la qualité des locataires et la solidité des associés, plutôt que sur un simple taux d’effort personnel.

C’est aussi le terrain qui s’est le plus durci ces derniers mois : plusieurs réseaux ont resserré leurs conditions sur les SCI à l’IS. Le choix du régime fiscal est par ailleurs irréversible, et il conditionne la fiscalité de la plus-value à la revente. C’est un arbitrage à faire avant l’acquisition, pas après.

Combien de temps entre le premier rendez-vous et le déblocage des fonds ?

Six à dix semaines dans un dossier normal : une à deux semaines de montage, deux à trois semaines d’instruction bancaire, puis l’édition de l’offre avec un délai de réflexion légal de dix jours, l’acceptation n’étant possible qu’à partir du onzième jour.

Un compromis assorti d’une condition suspensive à soixante jours reste donc tenable si le dossier démarre dès la signature. Les dossiers complexes, non-résident ou société, demandent plutôt dix à douze semaines.

Je suis non-résident : puis-je emprunter en France ?

Oui, mais le nombre d’établissements ouverts à ces dossiers est réduit, et leurs exigences sont plus strictes : apport plus élevé qu’un résident, justificatifs de revenus traduits, cohérence avec la convention fiscale du pays de résidence et, souvent, domiciliation d’une partie des flux.

Le pays de résidence et la devise des revenus pèsent lourd dans l’acceptation. Un dossier libellé en devise faible ou provenant d’un pays sous surveillance renforcée demande un montage particulier.

Aller plus loin

Le cluster financement en entier

Type de crédit

Crédit immobilier classique

Amortissable à taux fixe : mécanique, négociation, conditions 2026. →

Type de crédit

Prêt in fine

Intérêts déductibles, nantissement, arbitrage face à l’amortissable. →

Type de crédit

Crédit relais

Relais sec, adossé ou jumelé, et le cas du relais sans assurance. →

Montage

Crédit lombard

Emprunter contre un portefeuille titres, sans vendre ni déclencher d’impôt. →

Montage

Crédit sans apport

Financer 100 à 110 % avec une garantie substitutive. →

Montage

Crédit en SCI à l’IS

Crédit professionnel, durée, et pièges de l’option irrévocable. →

Profil

Crédit dirigeant

Dividendes, bilans à l’IS, compte courant d’associé. →

Profil

Professions libérales

BNC, SEL, SPFPL, murs de cabinet. →

Profil

Expatrié et non-résident

Revenus étrangers, desks spécialisés, apport attendu. →

Règles

Règles HCSF 2026

35 %, 25 ans, marge de flexibilité : le détail et les leviers. →

Règles

Taux d’usure 2026

Plafonds par catégorie, trimestre par trimestre. →

Marché

Taux de crédit 2026

L’évolution mois par mois et ce qui la pilote. →

Marché

Rachat de crédit

Seuil de rentabilité, indemnités, cas où ça ne vaut pas le coup. →

Coût

Assurance emprunteur

Délégation, loi Lemoine, impact réel sur le TAEG. →

Aides

Crédits réglementés

PTZ, PAS, éco-PTZ : conditions 2026. →

Aides

Prêt à taux zéro

Quotités, plafonds de ressources par zone, différé. →

Le cabinet

Courtage à Paris

Notre activité de courtier COBSP sur le marché parisien. →

Le cabinet

Structuration patrimoniale

Choisir la structure de détention avant d’acheter, pas après. →

Montage

Prêt hypothécaire

Emprunter sur un bien déjà payé, sans le vendre. →

Structure

Holding à l’IS ou à l’IR

Le choix qui conditionne tout le reste. →

Société

Trésorerie d’entreprise

Placer et mobiliser la trésorerie de votre société. →

Ateis Patrimoine · COBSP ACPR · ORIAS 24003722

Trente minutes pour savoir ce que votre patrimoine permet vraiment d’emprunter

Vous décrivez votre situation, on vous dit si ça passe, dans quelle structure, auprès de quel type d’établissement et ce qui va coincer. Si le dossier ne relève pas de notre champ, on vous le dit aussi : aucune banque ne nous paie pour vous garder.

Premier échange gratuit et sans engagement. Intervention à partir de 300 000 € de projet.

Boris Billon, fondateur du cabinet Ateis Patrimoine, à Paris 5e
À propos de l’auteur

Boris Billon · fondateur d’Ateis Patrimoine

Dix ans en banque privée, banque entreprise et gestion de fortune avant de fonder le cabinet en 2023. Conseiller en investissements financiers, courtier en assurance et en opérations de banque, titulaire de la carte T. Immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 24003722, sous le contrôle de l’ACPR et de l’AMF, membre de l’ANACOFI-CIF. Notre parcours, nos statuts et notre grille d’honoraires en détail.

Page mise à jour le . Sources : Banque de France (seuils de l’usure T3 2026), HCSF et ACPR (règles d’octroi), Observatoire Crédit Logement/CSA (taux et durées constatés), baromètres Meilleurtaux et CAFPI de septembre 2026, Légifrance (code monétaire et financier). Les taux cités sont indicatifs et non contractuels : un crédit vous engage et doit être remboursé, vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.