Assurance-vie : fonctionnement, fiscalité 2026 et usages patrimoniaux
Une assurance-vie n’est pas un placement. C’est une enveloppe : on y range un fonds euros, des ETF, de l’immobilier. Elle réunit trois avantages que peu d’outils cumulent : une fiscalité allégée après 8 ans, une transmission hors succession, et une garantie que les banques acceptent pour vous prêter sans que vous vendiez quoi que ce soit.
Par Boris Billon, conseiller en gestion de patrimoine, Ateis Patrimoine · Mis à jour le
L’essentiel en 30 secondes
- L’assurance-vie est un contrat par lequel un assureur s’engage à verser un capital ou une rente, à vous ou aux bénéficiaires que vous choisissez. L’argent reste disponible à tout moment.
- Après 8 ans, vos gains profitent d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis d’un taux de 7,5 % tant que vos versements ne dépassent pas 150 000 €.
- En 2026, les prélèvements sociaux restent à 17,2 % sur l’assurance-vie, alors qu’ils passent à 18,6 % sur la plupart des autres revenus du capital.
- Au décès, chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € sans droits, pour les versements faits avant 70 ans.
- Le contrat peut garantir un crédit : vous empruntez sans racheter, donc sans impôt et sans couper le rendement.
Qu’est-ce que l’assurance-vie ?
L’assurance-vie est un contrat d’épargne souscrit auprès d’un assureur. Vous versez quand vous voulez, ce que vous voulez. L’assureur place cet argent sur les supports que vous choisissez et, à votre décès, le capital revient aux bénéficiaires que vous avez désignés, en dehors de votre succession (article L.132-12 du Code des assurances).
Quatre acteurs, à ne pas confondre. Le souscripteur signe le contrat et verse l’argent. L’assuré est la personne dont la vie conditionne le contrat, le plus souvent la même. Le bénéficiaire reçoit le capital au décès. L’assureur gère les fonds et tient ses engagements.
Il n’y a pas de plafond de versement, et vous pouvez ouvrir autant de contrats que vous voulez. Si l’assureur fait faillite, le fonds de garantie des assurances de personnes vous couvre jusqu’à 70 000 € par assuré et par assureur (article L.423-1 du Code des assurances). Au-delà de ce montant, on répartit souvent l’épargne entre deux assureurs.
Le placement reste plébiscité : fin 2025, l’encours des contrats d’assurance-vie individuelle étudiés par l’ACPR atteignait 1 207 milliards d’euros, en hausse de 2,5 % sur un an (ACPR, juin 2026).
Disponible à tout moment
Vous retirez une partie ou la totalité quand vous voulez. Avant 8 ans, c’est simplement moins avantageux fiscalement.
Sans plafond
Aucune limite de versement, contrairement au PEA ou aux livrets. Le contrat vous suit toute votre vie d’épargnant.
Hors succession
Le capital versé au décès échappe au partage successoral, tant que les primes restent raisonnables au regard de vos revenus.
Fonds euros ou unités de compte : où va votre argent ?
Un contrat abrite deux familles de supports. Le fonds euros garantit votre capital : l’assureur s’engage sur les sommes versées, et les intérêts crédités chaque année ne peuvent plus être repris. Il a servi en moyenne 2,63 % en 2025, exactement comme en 2024, selon le rapport de l’ACPR du 30 juin 2026. C’est une moyenne, bonus compris : certains contrats font nettement mieux, beaucoup font moins.
Les unités de compte, elles, ne garantissent pas le capital. Elles suivent les marchés : ETF, fonds actions ou obligataires, fonds datés, SCPI et autres supports immobiliers. C’est là que se joue la performance sur dix ou quinze ans, avec des années difficiles en route. Pour la pierre-papier logée dans un contrat, voyez notre page SCPI en assurance-vie.
Quelle répartition selon votre horizon ?
| Profil | Fonds euros | Unités de compte | Horizon |
|---|---|---|---|
| Prudent | 70 à 80 % | 20 à 30 %, surtout obligataires | 3 à 5 ans |
| Équilibré | 40 à 60 % | 40 à 60 % : ETF, immobilier, obligations | 5 à 10 ans |
| Dynamique | 10 à 30 % | 70 à 90 % : actions, ETF | 10 ans et plus |
Ces répartitions sont des repères, pas un conseil. La bonne allocation dépend de votre situation, de vos projets et de votre tolérance aux baisses.
Côté gestion, trois options. Vous arbitrez seul : c’est la gestion libre. Vous confiez les arbitrages à l’assureur ou à une société de gestion : c’est la gestion pilotée. Ou vous vous faites accompagner par un conseiller qui suit le contrat avec vous. Les frais ne sont pas les mêmes, on y vient juste après. Pour choisir votre support sécurisé, voyez notre page fonds euros.
Comment choisir et combiner des ETF dans votre contrat, et ce qu’ils coûtent vraiment : les ETF en assurance-vie.
Gestion libre, pilotée ou conseillée : qui décide de vos arbitrages, et à quel prix.
Produits structurés : comment ils fonctionnent, ce qu’ils coûtent vraiment, et les questions à poser avant de souscrire.
Combien coûte vraiment une assurance-vie ?
C’est la question que peu de pages traitent franchement. Un contrat supporte quatre étages de frais : sur les versements, sur la gestion annuelle du contrat, sur chaque unité de compte, et sur les arbitrages. Le rendement affiché ne dit rien de leur total.
| Frais | Ce qu’on observe sur le marché | À retenir |
|---|---|---|
| Sur versements | De 0 % sur les contrats en ligne jusqu’à 4 ou 5 % sur certains contrats de réseau | Aucun sur nos contrats luxembourgeois |
| Gestion du contrat | Environ 0,5 à 1 % par an de l’encours ; 1 à 1,5 % sur un contrat luxembourgeois | Le poste le plus lourd sur la durée |
| Unités de compte | Variables selon le fonds, plus faibles sur les ETF | À vérifier avant de regarder le rendement |
| Arbitrages | Souvent gratuits en ligne, parfois un pourcentage du montant arbitré | Comptent si vous arbitrez souvent |
Ce que pèsent les frais. 100 000 € placés dix ans, avec un rendement brut de 4 % par an. Avec 1 % de frais annuels, il reste 134 400 € à l’arrivée. Avec 0,6 %, il en reste 139 700 €. L’écart : environ 5 300 €, pour le même placement.
Ce que nous touchons, en clair
Sur les placements, nous ne sommes pas un cabinet indépendant au sens de la directive MIF 2. L’assureur nous reverse une partie des frais de gestion du contrat, entre 0,35 et 0,65 % par an de l’encours selon les contrats. Ce n’est pas un frais de plus : c’est une part de ce que vous payez déjà à l’assureur.
Le conseil patrimonial est facturé en honoraires, avec un montant fixé dans la lettre de mission avant de commencer. Tout est détaillé sur notre page honoraires, et les frais de mouvement sur notre page frais d’arbitrage.
Comment l’assurance-vie est-elle imposée en 2026 ?
On ne paie d’impôt que sur les gains, et seulement quand on retire de l’argent. Tant que les sommes restent dans le contrat, il n’y a rien à déclarer. À chaque rachat, seule la part de gains contenue dans la somme retirée est taxée, selon l’âge du contrat et le total de vos versements (article 125-0 A du CGI).
| Situation | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Contrat de moins de 8 ans | 12,8 %, ou barème progressif sur option | 17,2 % |
| Plus de 8 ans, versements jusqu’à 150 000 € | 7,5 % après un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) | 17,2 % |
| Plus de 8 ans, au-delà de 150 000 € versés | 12,8 % sur la part des gains liée à l’excédent, après le même abattement | 17,2 % |
Règles applicables aux versements effectués depuis le 27 septembre 2017. Les versements plus anciens gardent un régime spécifique.
Bonne nouvelle pour 2026 : la loi de financement de la sécurité sociale (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a porté les prélèvements sociaux à 18,6 % sur la plupart des revenus du capital. Les contrats d’assurance-vie et de capitalisation en sont exclus : ils restent à 17,2 %. Sur les dividendes ou les intérêts d’un compte-titres, la facture monte ; sur l’assurance-vie, elle ne bouge pas.
Sur le fonds euros, ces prélèvements sont retenus chaque année, au moment où les intérêts sont crédités. Sur les unités de compte, ils le sont au rachat.
Exemple chiffré. Contrat ouvert il y a dix ans, 100 000 € versés, valeur actuelle 150 000 €, investi en unités de compte. Vous êtes célibataire et vous retirez 30 000 €.
La part de gains dans ce retrait est de 10 000 € (30 000 × 50 000 / 150 000). Après l’abattement de 4 600 €, il reste 5 400 € imposables à 7,5 %, soit 405 € d’impôt. Les prélèvements sociaux font 1 720 €. Total : 2 125 € sur 30 000 € retirés, et les 20 000 € de capital versé ne sont jamais taxés.
Un piège classique : c’est la date du premier versement qui lance le compteur des 8 ans, pour tout le contrat. Ouvrir tôt avec un petit montant, c’est s’offrir une fiscalité allégée plus tôt. Pour aller plus loin : fiscalité de l’assurance-vie en détail, retirer son argent d’une assurance-vie et notre simulateur de rachat.
Pourquoi l’assurance-vie reste-t-elle l’outil n°1 de la transmission ?
Parce qu’au décès, le capital sort de la succession et obéit à ses propres règles. Elles dépendent de votre âge au moment où vous avez versé.
| Versements | Exonération | Au-delà | Texte |
|---|---|---|---|
| Avant 70 ans | 152 500 € par bénéficiaire, tous contrats confondus | 20 % jusqu’à 700 000 € taxables, puis 31,25 % | Art. 990 I du CGI |
| Après 70 ans | 30 500 € pour l’ensemble des bénéficiaires, plus la totalité des gains | Droits de succession selon le lien de parenté, sur les primes | Art. 757 B du CGI |
Le conjoint marié et le partenaire de Pacs sont totalement exonérés, quel que soit le montant. Avec trois enfants bénéficiaires et des versements faits avant 70 ans, 457 500 € peuvent leur revenir sans aucun droit, en plus de l’abattement de 100 000 € par enfant sur la succession.
La clause bénéficiaire fait tout le travail
Une clause mal rédigée peut annuler l’avantage. On voit souvent la clause standard « mon conjoint, à défaut mes enfants », jamais relue après un divorce, un remariage ou une naissance. Ou un bénéficiaire décédé jamais remplacé, ce qui renvoie le capital dans la succession. Une clause se relit à chaque événement de vie. Le détail : rédiger sa clause bénéficiaire et assurance-vie et droits de succession.
Dans une transmission d’entreprise
C’est un usage que les guides grand public ne traitent pas. Quand un seul enfant reprend l’entreprise familiale, sous pacte Dutreil par exemple, les autres risquent d’être moins bien servis. Les désigner bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie permet de rééquilibrer sans morceler le capital de la société. Et quand les droits de donation sont lourds, un crédit lombard adossé au contrat peut les payer sans rien vendre.
Pour la vue d’ensemble : transmission de patrimoine.
Vous avez passé 70 ans ? Les règles des nouveaux versements, un exemple chiffré et les alternatives : verser sur une assurance-vie après 70 ans.
Pour protéger votre conjoint sans pénaliser vos enfants : la clause bénéficiaire démembrée, chiffrée.
Le détail, chiffré : assurance-vie et transmission d’entreprise.
Peut-on emprunter avec son assurance-vie sans la racheter ?
Oui, et c’est l’usage le plus sous-estimé du contrat. Racheter pour faire un apport, c’est payer l’impôt sur les gains et couper le rendement de la somme retirée. À la place, vous pouvez donner votre contrat en garantie à une banque : c’est le nantissement, prévu par l’article L.132-10 du Code des assurances. L’argent reste placé, il continue de travailler, et la banque prête en face.
| Solution | Ce qui se passe | Impôt | Le contrat |
|---|---|---|---|
| Rachat | Vous retirez l’argent du contrat | Oui, sur la part de gains | Perd la somme retirée |
| Avance | L’assureur vous prête une partie de la valeur, contre intérêts | Non | Continue de travailler |
| Nantissement | Le contrat garantit un crédit bancaire | Non | Continue de travailler |
Ce que les banques acceptent, d’après nos dossiers
Aucune banque ne prête 100 % de la valeur d’un contrat : elle applique une décote selon les supports. Sur les dossiers que nous présentons à nos 22 établissements partenaires, on constate en général 80 à 100 % de la valeur retenue sur le fonds euros, 50 à 60 % sur les supports diversifiés, et autour de 40 % sur les actions. Ce sont des constats de terrain, pas un barème : chaque banque fixe ses propres quotités.
Trois usages reviennent souvent. Le contrat nanti remplace l’apport et permet de financer jusqu’à 100 % du prix : c’est le crédit sans apport. Il garantit un prêt in fine, pour lequel les banques demandent en général 30 à 50 % du capital emprunté en nantissement au départ. Ou il sert de base à un crédit lombard, pour obtenir de la trésorerie vite, sans rien vendre.
Une limite à connaître : les échéances d’un crédit lombard comptent dans votre taux d’effort, comme n’importe quel crédit. Le nantissement ne fait pas disparaître les règles du HCSF.
Exemple illustratif. Une SCI à l’IS achète un immeuble de 350 000 €, loué 1 900 € par mois. Plutôt que de racheter son assurance-vie pour l’apport, l’associé la donne en garantie. La banque finance le prix en prêt in fine sur 20 ans, à 4 % pour l’exemple : la SCI ne paie que les intérêts, environ 1 170 € par mois, et rembourse le capital au terme. En amortissable à 3,5 %, la mensualité dépasserait 2 000 €, plus que les loyers.
Pendant ce temps, le contrat continue de capitaliser. Taux, durée et quotité varient selon la banque et votre dossier : ces chiffres servent à comprendre le mécanisme, pas à chiffrer votre projet.
Le mécanisme en détail : nantissement de l’assurance-vie.
Avance de l’assureur, rachat partiel ou prêt adossé : lequel coûte le moins pour récupérer de l’argent.
Assurance-vie luxembourgeoise et contrat de capitalisation : pour qui ?
Le contrat luxembourgeois répond à deux besoins. La sécurité d’abord : les actifs sont déposés chez une banque dépositaire distincte de l’assureur, sous le contrôle du régulateur luxembourgeois, le Commissariat aux assurances, et les souscripteurs passent en premier si l’assureur fait faillite. C’est ce qu’on appelle le triangle de sécurité. La mobilité ensuite : le contrat suit la fiscalité de votre pays de résidence, ce qui compte si vous partez vivre à l’étranger ou si vos enfants y vivent.
Nous l’ouvrons dès 15 000 €, sans frais d’entrée, auprès de quatre assureurs luxembourgeois. Comptez 1 à 1,5 % de frais de gestion par an. Et il se nantit comme un contrat français. Tout est sur notre page assurance-vie luxembourgeoise. Vous vivez hors de France ? Voyez l’assurance-vie pour les non-résidents.
Le contrat de capitalisation, cousin méconnu
Même fiscalité qu’une assurance-vie de votre vivant, mais il ne se dénoue pas au décès : il se transmet avec votre patrimoine, et peut se donner de votre vivant, y compris en démembrement. Surtout, une société peut le souscrire. Une holding à l’IS qui a de la trésorerie peut la placer dans un contrat de capitalisation, puis le nantir pour financer un projet. La fiscalité d’un contrat détenu par une société obéit à ses propres règles : on la regarde avec vous, au cas par cas. Voir notre page contrat de capitalisation.
Assurance-vie, PER ou PEA : lequel choisir ?
| Critère | Assurance-vie | PER | PEA |
|---|---|---|---|
| À l’entrée | Pas d’avantage fiscal | Versements déductibles du revenu imposable, dans un plafond | Pas d’avantage fiscal |
| Disponibilité | À tout moment | Bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas prévus par la loi | À tout moment, mais un retrait avant 5 ans clôt le plan |
| À la sortie | Fiscalité allégée après 8 ans | Versements déduits imposés au barème | Exonéré d’impôt sur le revenu après 5 ans, prélèvements sociaux dus |
| Plafond | Aucun | Aucun pour verser, un plafond pour déduire | 150 000 € de versements |
| Au décès | Hors succession, 152 500 € par bénéficiaire | Proche de l’assurance-vie pour un PER assurantiel | Entre dans la succession |
En pratique, ce n’est pas l’un ou l’autre. Le PER est intéressant si vous êtes fortement imposé aujourd’hui et que vous le serez moins à la retraite. L’assurance-vie garde l’avantage sur la disponibilité et la transmission. Le PEA est l’outil des actions européennes, en direct ou en ETF. Nos comparatifs : PER ou assurance-vie, le PEA, PEAC ou assurance-vie pour un enfant, et tous les placements selon votre profil.
Faut-il plusieurs contrats ? Ce qui se multiplie, ce qui ne se multiplie pas, et comment les organiser.
Les erreurs qu’on voit le plus souvent
Racheter pour faire un apport
C’est la plus chère. Vous payez l’impôt sur les gains, vous perdez le rendement, et la banque vous aurait souvent prêté en prenant le contrat en garantie.
Garder la clause standard
Une clause écrite il y a quinze ans ne colle plus à votre famille d’aujourd’hui. Divorce, remariage, naissance : chaque événement impose de la relire.
Verser après 70 ans sans stratégie
L’abattement tombe à 30 500 € pour tous les bénéficiaires réunis. Les gains restent exonérés, mais le calcul n’est plus du tout le même : les règles et un exemple chiffré.
Ignorer les frais
Un contrat à 1 % de frais au lieu de 0,6 %, c’est environ 5 300 € de moins sur 100 000 € en dix ans. Le rendement affiché ne dit rien des frais.
Ouvrir trop tard
Le compteur des 8 ans part du premier versement. Un contrat ouvert aujourd’hui avec un petit montant, c’est une fiscalité allégée disponible plus tôt.
Tout laisser sur le fonds euros
C’est confortable, mais sur dix ans ou plus, se priver de toute unité de compte coûte cher en rendement. La bonne part dépend de votre horizon.
Questions fréquentes sur l’assurance-vie
Peut-on retirer son argent d’une assurance-vie avant 8 ans ?
Oui, à tout moment. Seule la fiscalité change : les gains retirés sont imposés à 12,8 % (ou au barème sur option), plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Le capital que vous avez versé, lui, n’est jamais imposé.
L’assurance-vie entre-t-elle dans la succession ?
Non. Le capital versé au décès n’en fait pas partie (article L.132-12 du Code des assurances). Il suit ses propres règles : 152 500 € exonérés par bénéficiaire pour les versements faits avant 70 ans, 30 500 € au total pour les versements faits après. Seules des primes manifestement exagérées au regard de vos revenus peuvent être réintégrées.
Les prélèvements sociaux augmentent-ils sur l’assurance-vie en 2026 ?
Non. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté le taux à 18,6 % sur la plupart des revenus du capital, mais les contrats d’assurance-vie et de capitalisation en sont exclus. Ils restent à 17,2 %.
Quel rendement attendre d’une assurance-vie en 2026 ?
Le fonds euros a servi 2,63 % en moyenne en 2025 selon l’ACPR, autant qu’en 2024. Les taux 2026 seront connus en début d’année prochaine. Sur les unités de compte, aucun rendement n’est garanti : tout dépend des marchés et de votre allocation.
Peut-on emprunter avec son assurance-vie ?
Oui, de deux façons : l’avance, consentie par l’assureur, ou le nantissement, où le contrat garantit un crédit bancaire. Dans les deux cas, pas d’impôt, et le contrat continue de travailler. D’après les dossiers de notre cabinet, les banques retiennent en général 80 à 100 % du fonds euros, moins sur les unités de compte.
Combien de contrats d’assurance-vie peut-on avoir ?
Autant que vous voulez. Mais l’abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) après 8 ans et les 152 500 € par bénéficiaire s’apprécient tous contrats confondus. Plusieurs contrats servent surtout à diversifier les assureurs et à séparer les objectifs.
L’assurance-vie est-elle soumise à l’IFI ?
Seulement pour sa part immobilière. La valeur de rachat représentative d’unités de compte immobilières, comme les SCPI ou les SCI, entre dans l’IFI (article 972 du CGI). Le fonds euros et les unités de compte financières n’y entrent pas.
Que se passe-t-il si l’assureur fait faillite ?
Le fonds de garantie des assurances de personnes vous indemnise jusqu’à 70 000 € par assuré et par assureur. Sur un contrat luxembourgeois, le triangle de sécurité et le rang prioritaire des souscripteurs ajoutent une protection supplémentaire.
Tout notre guide assurance-vie
Choisir son contrat
Avantages et inconvénientsComparatif des contrats 2026Fonds eurosFrais d’arbitrageFiscalité et sortie
Fiscalité de l’assurance-vieRetirer son argentTransfert loi PacteNon-résidentsSimulateur de rachatTransmission
Clause bénéficiaireDroits de succession 2026Transmission de patrimoineSimulateur assurance-vieLeviers patrimoniaux
Assurance-vie luxembourgeoiseContrat de capitalisationNantissementCrédit lombardSources
- Code des assurances, article L.132-12 : capital versé au décès hors succession.
- Code des assurances, article L.132-10 : nantissement du contrat.
- Code des assurances, article L.423-1 : fonds de garantie des assurances de personnes.
- Code général des impôts, article 125-0 A : fiscalité des rachats.
- Code général des impôts, article 990 I et article 757 B : fiscalité au décès.
- Code général des impôts, article 972 : assurance-vie et IFI.
- Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 : prélèvements sociaux.
- ACPR, Analyses et synthèses n° 180, revalorisation 2025 des contrats d’assurance-vie et de capitalisation, 30 juin 2026.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les quotités de nantissement citées sont des constats du cabinet sur ses dossiers, pas un engagement des banques. Cette page est une information générale : elle ne remplace pas un conseil adapté à votre situation.
Votre contrat, regardé de près
Supports, frais, clause bénéficiaire, et ce qu’une banque accepterait en garantie : on fait le point en 30 minutes, au cabinet ou en visio, sans engagement.